10 novembre 2009

60 blogueurs et blogueuses pour 60 secondes pour la Planète



Voici une vidéo concoctée par Dominic Arpin pour reprendre la campagne mondiale Climate for Justice de Kofi Annan avant l'important sommet de Copenhague. Vous en connaissez certains, d'autres moins. J'en fais partie, je suis la 23e seconde et j'ai eu un grand plaisir à laisser mon objectivité journalistique de côté pour appuyer cette cause. Pas grande surprise...

Faites circuler et surtout agissez. Un petit geste, n'importe lequel qui en entraînera surement un autre. Éteignez le moteur, achetez moins, surtout à Noël et mieux, utilisez des objets réutilisables et surtout en dernière option, recyclez.

Maintenant, j'aimerais aussi que ces 60 blogueurs et blogueuses me donnent leur petit geste pour la Planète, pour montrer l'exemple...Je commence par moi. Je n'ai pas de voiture. Je me déplace en vélo et les autres ? J'attends :-)

Sous la vidéo, j'ai ajouté la liste des blogueurs et blogueuses qui participaient. Ils se trouvent aussi dans les infos en haut à droite sur You Tube.




1. Caroline Allard - http://www.trashindigne.blogspot.com
2. Pierre-Léon Lalonde - http://www.taxidenuit.blogspot.com
3. Daniel Rondeau - http://www.danielrondeau.com
4. Jeff Lee - http://www.bombe.tv
5. Bob le chef - http://www.boblechef.com
6. Dominic Arpin - http://www.dominicarpin.ca
7. Josianne Massé - http://www.blogosphere.branchez-vous.com
8. Catherine Beauchamp - http://www.letapisrosedecatherine.tv
9. Maxime Tremblay - http://www.photosmax.blogs.com
10. Jean-Michel Vanasse - http://www.jeanmichelvanasse.tv
11. Martine Pagé - http://www.martinepage.com
12. Patrick Dion - http://www.patrickdion.ca
13. Laurent Maisonnave - http://www.zelaurent.com
14. Renart Léveillé - http://www.renartleveille.wordpress.com
15. Pierre-Luc Cloutier - http://www.dansmatele.ca
16. Catherine Perreault-Lessard - http://www.urbania.ca
17. Sylvain Grandmaison - http://www.fono.ca
18. Philippe Martin - http://www.nayezpaspeur.ca
19. Claude Malaison - http://www.emergenceweb.com
20. Laurent Lasalle - http://www.mesparolessenvolent.com
21. Carl Charest - http://www.carlcharest.com
23. Cecile Gladel - http://www.cecilegladel.blogspot.com
24. Josée Plamondon - http://www.joseeplamondon.com
25. Thoma Daneau - http://www.thomadaneau.com
26. Diane Nadeau - http://www.dianenadeau.ca
27. Diane Bourque - http://www.dianebourque.com
28. Marie-Julie Gagnon - http://www.marieju.com
29. Jonathan Villard - http://www.villiard.com/blog
30. Jean-François Bélisle - http://www.jfbelisle.com
31. Julia Vallelunga - http://www.alamodemontreal.com
32. Gabrielle Chalifoux - http://www.pretextes.ca
33. Jérôme Paradis - http://www.paradivision.com/blog
34. Sophie Peloquin - http://www.commensal.com/blogue
35. Catherine Lefebvre - http://www.lethnogourmande.blogspot.com
36. Véronique Desrosiers - http://www.mintbirdy.ca
37. Nathalie Rivard - http://www.twitter.com/indigonat
38. Alain Thériault - http://alaintheriault.com/startupcoach
39. Martin Lessard - http://www.zeroseconde.com
40. Maxime Dubreuil - http://www.thefoodfeed.blogspot.com
41. Marc Poulin - http://www.thefoodfeed.blogspot.com
42. Olivier Mermet - http://www.oliviermermet.com/blog
43. Katerine Rollet - http://www.tourisme-montreal.org/blogs
44. Christian Aubry - http://www.aubry.org
45. Marie-Louise Gariépy - http://www.videoqualia.blogspot.com
46. Mélanie Briev - http://www.ouvregrandtesailes.com
47. Julien Galtier - http://blog.baobaz.com
48. Cedric Essiminy - http://www.lebagelblog.wordpress.com
49. Paulina Podgorska - http://www.sosgarde.ca
50. Nicola Navratil - http://www.nicolanavratil.com
51. Christine Renaud - http://www.e-180.com
52. Frédéric Clairoux - http://www.fxstudiodesign.blogspot.com
53. Karl-Frédéric Anctil - http://www.ekorce.com/blog
54. Christelle Samson - http://www.twitter.com/christ_elle
55. David Hamel - http://www.davidhamel.ca
56. Martin Ouellette - http://www.provokat.ca
57. Yves William - http://www.yveswilliams.com
58. Adrien OLeary - http://www.b-unique.ca
59. Gina Desjardins - http://www.ginadesjardins.com
60. Michelle Blanc - http://www.michelleblanc.com

4 novembre 2009

Quand la diversité n'existe pas....

La chronique de ma collègue journaliste Émilie Dubreuil sur MSN ne manque pas de courage de la part d'une journaliste de Radio-Canada. Mais il fallait le dire et Émilie le fait avec brio en se demandant si nous ne sommes que six dans la Cité ? Elle se réfère à l'émission culturelle Six dans la cité qui met en scène des animateurs, chroniqueurs et journalistes de la même génération, les baby boomers, toujours les mêmes. Des personnes qui ont déjà de larges tribunes et que l'on entend beaucoup. Pourquoi ne pas diversifier ? Aller chercher plusieurs journalistes et animateurs de générations différentes ? Genre les 30 et 40 ans ?

Elle a tellement raison Émilie. Tellement. J'hésitais à l'écrire car je me sens concernée et je vais un peu prêcher pour ma paroisse. Puisque Émilie parle d'environnement et je couvre l'environnement. Sauf que chaque fois que je vois des vedettes, des politiciens, des responsables d'organismes environnementaux, des militants qui deviennent chroniqueurs, je me tais mais je grogne tellement intérieurement. Car soit ils ne connaissent pas grand chose à l'environnement, soit ils sont totalement biaisés et n'aborderont pas tous les sujets de la même manière qu'une journaliste-chroniqueuse.

Par ailleurs, un militant écologiste peut parler d'un projet mis en place par son organisme mais ne dira pas que d'autres organismes ont mis sur pied des projets semblables. Un exemple ? Le programme de l'Agriculture soutenue par la communauté appelé les paniers bios d'Équiterre. Mais ce n'est pas la seule manière de s'approvisionner. Il y a le Marché de solidarité régionale des Ami-E-s de la Terre de l'Estrie, des sites internet comme Le Jardin des Anges, Les Jardins Urbains, etc.

Je sais, je sais que je ne suis pas objective car je suis directement impliquée. Mais parlons d'un autre domaine qui n'est pas le mien. Critique de livres ou de cinéma. Il en existe plusieurs, des journalistes spécialisés dans le domaine. Pourquoi aller chercher des vedettes pour jouer le rôle du chroniqueur livres ou cinéma ? Est-ce que les journalistes s'improvisent chanteur, humoriste ou comédien?

Quant au fait qu’on entend toujours les mêmes personnes. C’est un euphémisme que de le dire. En écoutant la radio et la télévision, c’est un peu comme si le Québec manquait de penseurs, d’intervenants, d’acteurs, d’auteurs. etc. On remarque la même chose en regardant Tout le monde en parle quand un Stéphane Rousseau y revient pour la énième fois et crée un malaise par ses blagues et réflexions mal venues.

On accuse souvent les journalistes et les recherchistes de parler toujours aux mêmes personnes. Ils sont loin d’être les seuls coupables. Ils sont soumis à leurs conditions de travail, moins de temps, aller toujours plus vite. Ils sont aussi soumis à leurs patrons, aux patrons de leurs patrons, et au public. Avide de vedettes, de spectaculaire.

Pourtant des auteurs, des personnes qui s’échinent jour après jour à sauver le monde, des chercheurs, des professeurs, des écologistes, il y en a à la pelle. Il suffit de se donner la peine de les écouter quelques minutes pour se rendre compte qu’ils ont quelque chose à dire.


Un dernier exemple ? Émilie parle de Rose-Marie Charest que l’on entend à répétition. Pourtant chaque fois que j’appelle l’Ordre des psychologues, ils sont capables de me donner trois ou quatre noms de psychologues pour chaque sujet spécifique que je veux traiter. Je n’ai jamais appelé le même psychologue. Idem pour les universités qui regorgent de spécialistes ayant une analyse et des choses à dire hyper intéressantes.


Alors pourquoi on entend toujours les mêmes ?


Émilie parle des nombreux journalistes indépendants qui rament et tentent de percer le mur épais du vedettariat. Savez-vous où ils se cachent ? Ici dans le Répertoire des journalistes indépendants.




3 novembre 2009

Hydro-solution dans l'eau chaude

Avez-vous vu cette publicité ? Un homme ou une femme chante sous la douche alors que de l'eau coule, coule et coule. Le message ? Ne manquez pas d'eau chaude avec Hydro-Solution. Sauf que...

Entre Eau secours et la Fondation One Drop de Guy Laliberté, n'avons-nous pas été assez sensibilisé à ne pas gaspiller l'eau ? Est-ce que le fondateur du Cirque du Soleil n'a pas assez répété son message dernièrement? Sans parler du gaspillage d'électricité pour chauffer cette eau. Ce n'est même pas du greenwashing, c'est anti-écolo.

Je n'en reviens pas qu'une compagnie comme Hydro-Solution puisse ainsi "promouvoir" en quelque sorte le gaspillage d'eau alors qu'on n'arrête pas de dire qu'il faut sauvegarder l'eau, ne pas la gaspiller. Au coin, en pénitence, Hydro-Solution, fournisseur du CAA Québec. Cette publicité mérite la poubelle, même pas le recyclage. Comment les responsables ont pu la laisser passer ?

Quand à l'agence de publicité Tam-Tam\TBWA, pas fort. Vraiment pas fort.

AJOUT: Marie-Soleil Michon en parlait d'ailleurs lors de l'émission du 22 octobre dernier de la Fosse aux lionnes. Elle aussi trouve que c'est plutôt une incitation au gaspillage d'eau.

Signeriez-vous ça ? (Mise à jour)

« Je cède à TVA tous mes droits, titres et intérêts (y compris les droits d'auteur) relativement aux Oeuvres passées, présentes et futures transmises ou à être transmises à TVA, le tout de façon exclusive, irrévocable, à perpétuité pour le monde entier et pour toute exploitation et reproduction d'une partie ou de la totalité des Oeuvres sur tout format et tout support (y incluant en format individuel, collectif, électronique, en recueil ou dans des banques de données). »

Mise à jour : il n'y a pas que TVA Publications qui fait signer de telles horreurs, les publications Charron aussi (La Semaine). Pour 65 $ le feuillet. Voici un extrait du contrat en question.

«À la réception des textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées, conformément au présent bon de commande, je transfère et cède de façon exclusive et perpétuelle, sans limitation de territoire, tous les droits, titres et intérêts sur ces textes commandées par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies affiliées. De plus, je renonce, en faveur des Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées à tous les droits moraux que je pourrais avoir actuellement et dans l'avenir, aux termes de la loi sur les droits d'auteur ou de créateur commandé par Les Publications Charron et Cie Inc. et ses compagnies liées ou affiliées conformément au présent bon de commande.

AJOUT: L'AJIQ dont je fais partie du CA a souvent dénoncé ce type de contrat et ce contrat en particulier. C'est ici, ici et ici. J'en parle aujourd'hui car deux pigistes m'ont écrit dernièrement pour me dire que la pression s'accentuait pour signer.

J'ai écrit trois texte pour Clin d'Oeil et Passion en refusant de signer. Mais je n'ai plus de commandes depuis juin...Généralement les textes sont payés 100 $ et moins le feuillet. Pour céder tous ses droits, ça coûte beaucoup plus cher, très cher. Question de respect...

Femmes épanouies: mentez pour draguer!

Lorsque je suis tombée sur ce billet de Judith Ritchie, je ne pouvais qu'être d'accord pour avoir vécu cette expérience. Plusieurs amies célibataires sont aussi des femmes épanouies et comblées professionnellement. Et justement, elles sont célibataires. Est-ce que les hommes ont peur des femmes qui ont du succès ? Ont-ils peur de ne pas être à la hauteur?

C'est triste de constater que des femmes se rabaissent, diminuent leur succès, mentent ou omettent de dire certaines choses pour réussir à séduire. Est-ce vraiment la solution ? Est-ce que la majorité des hommes préfèrent donc des secrétaires ? Dois-je absolument me montrer vulnérable pour séduire un homme ? Jouer un peu la comédie et mentir ?

Je reprends la fin du billet de Judith: «Et puis c’est SECRET, il faut le TAIRE, mais je soupçonne les hommes de préférer les SECRÉTAIRES…»

Vraiment ? A-t-on si peu évolué ? Pourtant les femmes n'ont aucun problème avec les hommes qui réussissent ?

Salon du livre de Rimouski et Montréal

Demain, départ pour Rimouski. Mon salon du livre préféré comme je le disais l'an dernier et l'année d'avant. Pourquoi? Car c'est le premier que j'ai fait. Nous sommes dans le même hôtel, ce qui permet à tous les auteurs de se retrouver comme au Saguenay. Mais, comparativement au Saguenay où nous sommes au milieu de nul part, à Rimouski, nous sommes proche du centre-ville, de ses multiples restos, face au fleuve et sa promenade, bref au milieu de l'action.

Rimouski est un salon motivant qui nous accueille à bras ouverts, nous amène au parc du Bic, nous bichonne. Bref, il réunit tout ce que j'aime dans un salon. Car j'aime Shippagan mais les auteurs sont dispersés. J'aime le Saguenay mais nous sommes au milieu de nul part et on ne nous emmène pas visiter les parcs voisins. J'aime l'Abitibi mais nous sommes éparpillés. Rimouski combine l'ensemble des plaisirs de participer à un salon du livre.

Tant que j'y suis, voici mon horaire chargé du plus gros de tous les salons du livre, celui de Montréal. Ne me cherchez pas du 18 au 23 novembre, je serai à la Place Bonnaventure, tous les jours sans exception.

2 novembre 2009

J'ai vraiment mal à ma ville et à ma démocratie...

Montréal se réveille avec un gros mal de tête. Pour de nombreuses raisons, ces élections laissent tout le monde avec un étrange goût amer. Mais que se passe-t-il dans notre ville, qui je le rappelle est la métropole du Québec, la plus grande ville. C'est triste et grave.
Il est temps de changer le système électoral et le financement des élections. Aussi une enquête publique est de mise. On a besoin d'un grand ménage et vite.

Voici les différentes raisons qui font que j'ai mal à ma ville.

-Nous sommes lundi midi et beaucoup de résultats de bureaux de vote ne sont pas encore comptabilisés. Certains élus ne savent pas encore s'ils sont élus.

-Le maire de Montréal, Gérald Tremblay est élu avec 15 % du vote des citoyens inscrits sur la liste électorale. 15 %. Pincez-moi. Qu'il n'ose pas dire que c'est une victoire. C'est rien du tout.

-La fusion mal faite et les défusions ont affaibli Montréal. Le maire Tremblay est élu principalement par des anciennes villes de banlieue où on avait l'habitude de tourner les coins ronds. Rendez-moi ma ville.

-Des élus comme Michel Labrecque et André Lavallée, maitres d'oeuvre du plan de transport ont été battus. Un écolo a battu un autre écolo sur le Plateau. Dommage. J'ai l'impression que des candidats d'excellente valeur se sont fait concurrence et se sont éliminés alors que les moins bons sont récompensés. Dommage.

-Dans Rosemont, c'est l'organisation politique du parti québécois qui a fait la différence et pas le travail des élus en place. Anti-démocratique. (Je note ma non-objectivité ici car l'un de mes meilleurs amis, Carle Bernier-Genest se représentait dans le district de Marie-Victorin et a été battu. Je suis triste pour lui tout comme pour ma conseillère municipale, Carole Du Sault, une amie aussi).

-Quand je vois des maires être élus avec 82 % (Régis Labeaume à Québec) et 78 % ( Jean Tremblay à Saguenay) et que ce dernier affirme qu'une opposition est nocive à une ville. Que Gilles Vaillancourt, le monarque de Laval, affirme croire en la démocratie de proximité me rendent très cynique face aux élections. Ne sommes-nous face qu'à une simple mascarade de démocratie municipale. Une république de bananes.

Quelques points positifs, heureusement...

-L'élection de la première femme à la tête de Longueuil, Caroline St-Hilaire. Même si elle est minoritaire. On voit que lorsque l'opposition se divise comme à Montréal, le maire sortant en profite pour se faufiler entre les deux. Ne serait-il pas temps de changer de système pour avoir un scrutin proportionnel à deux tours comme en France ?

-L'élection de plusieurs élus de Projet Montréal, un parti différent, plus à gauche, plus environnementaliste, plus social. Et pas seulement sur le Plateau mais aussi dans Rosemont, Ahuntsic-Cartierville et, surprise, même l'ancienne ville de Lasalle.

-Le fait que les scandales aient fait tombés certains élus à Longueuil et Boisbriand est une bonne nouvelle. Parfois la démocratie parle. C'est sain.

1 novembre 2009

Pourquoi l'ADISQ en même temps que les élections?

Vous avez remarqué que des élections municipales ont lieu aujourd'hui au Québec. Partout, dans toutes les municipalités. C'est ainsi depuis 4 ans, les élections municipales ont lieu en même temps dans la province, chaque premier dimanche de novembre. La date est donc connue depuis des lunes.

Malgré tout, l'ADISQ remet ses trophées ce soir. Pas fort. Une amie appelle ça anti-démocratique et non respectueux pour le processus électoral. Je suis d'accord. On a du mal à intéresser les citoyens à la politique, surtout municipale. Une soirée électorale est passionnante, intéressante et permet de sensibiliser les citoyens. Malheureusement l'ADISQ va les attirer ailleurs. Dommage, très dommage...

31 octobre 2009

Pourquoi Tim Hortons n'offre pas de café équitable ?

Dernièrement, la compagnie Tim Hortons diffuse une publicité télévisée sur ses partenariats avec les producteurs de café. Des partenariats qui semblent un paradis. Mais je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi Tim Hortons a besoin de se créer son espère de certification maison ?

Pourquoi Tim Hortons ne pourrait pas simplement passer par Transfair Canada et s'approvisionner de café équitable ? Ce serait une excellente avancée pour le commerce équitable et pour Transfair Canada si une telle compagnie très connue et présente partout au Canada embarquait.

L'un des pêchés du greenwashing tel que décrit par Terra Choice est la mise en place de certification maison.

Ne voyons pas du greenwashing partout. Tim Hortons semble faire des efforts pour réduire les déchets, favoriser le recyclage et le compostage. À suivre.

30 octobre 2009

L'aveugle partisanerie de la politique

Je peux en parler. Je suis une ancienne partisane et je ne l'ai jamais caché. J'ai aussi souffert de l'aveuglement qu'engendre automatiquement le fait d'appuyer et surtout de travailler activement pour un parti politique. Je suis tellement heureuse d'en être sortie pour observer la politique de l'extérieur. Activité que je préfère grandement. C'est bien la politique active et partisane pour savoir de quoi on parle, mais à très petite dose. J'en parlais ici.

Lorsqu'on travaille pour un parti politique ou qu'on l'appuie fortement, on perd toute perspective et analyse critique. Je le note d'autant plus que j'étais comme ça lorsque je travaillais avec Pierre Bourque. Je le note auprès des gens que je connais qui travaillent pour l'un des trois partis municipaux de Montréal. Surtout quand une campagne électorale éprouvante tire à sa fin.

Ce matin sur Branchez-vous, je me risque à faire un pronostic car il faut bien prendre des risques et voir si on aura peut-être raison. Je dis que je prends un risque, car je prédis la victoire de Louise Harel, à la tête de Vision Montréal. Vais-je me faire accuser de prendre parti ? Même si je précise bien que c'est tout sauf une prise de position.

La semaine dernière alors qu'un membre de l'équipe de Louise Harel twittait pour elle alors qu'elle était en direct en débat à Radio-Canada. Je l'ai rewittait en signifiant l'aspect bizarre de la voir son nom écrire alors qu'elle parlait...Et bien je me suis fait accuser de faire de la politique par son équipe. De prendre parti pour Gérald Tremblay.

C'est facile de dire ça. J'ai l'un de mes bons amis, Carle Bernier-Genest qui est candidat dans Marie-Victorin pour Tremblay. Il est certain que j'encourage mon ami avec des mots, pas des gestes.

Hier j'ai remis en contexte la vidéo de Richard Bergeron. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour lui.

Ce matin je prédis la victoire de Louise Harel. Je vais sûrement me faire accuser de prendre parti pour elle.

Finalement, c'est ainsi quand on est partisan. Le moindre geste, la moins parole nous font penser à une prise de position. Même les journalistes (surtout) sont montrés du doigt. Je m'en souviens. À la moindre manchette, lorsque je travaillais en politique, mes collègues classifiaient le journaliste. Il est avec nous ou contre nous. J'avais beau leur dire que les journalistes ne sont avec personne, ils étaient aveuglés.

Il est certain que personne ne peut être objectif à 100 %. Impossible. On a tous et toutes une opinion. Mais on peut prendre du recul pour analyser la situation. Ce que la majorité des personnes partisanes ne peuvent faire. C'est l'une des raisons qui font que je suis sortie de la politique. Je ne voulais plus vivre avec des œillères.

Sondage de La Presse : une presque égalité à la mairie

Les chiffres du sondage de La Presse qui sort demain matin viennent de sortir. Incroyable. Du jamais vu. Les trois candidats à la mairie sont pratiquement à égalité: Louise Harel, 34 %, Richard Bergeron, 32 % et Gérald Tremblay 30 %. Bien malin qui pourra prédire qui sera maire dimanche soir...

Sur sa page Facebook, Richard Bergeron dénonce ce qu'il appelle la campagne de salissage de l'équipe Harel.

29 octobre 2009

C'est quoi une nouvelle exclusive???

Ce matin, La Presse parle d'une étude sur le fait que Céline Dion pourrait chanter en espagnol et se faire des millions de nouveaux fans. L'article est chapeauté du mot: exclusif. C'est un peu tiré par les cheveux, non...

Il n'y a rien d'exclusif dans la nouvelle. En effet, les deux professeurs qui ont effectué l'étude en parlaient chez Christiane Charette en février dernier. La seule exclusivité est le fait que l'étude est terminée. Moyen.

Par ailleurs, dans le bulletin de l'Université de Montréal du 18 février on mentionne leur passage à l'émission. Il y a un article de La Presse canadienne sur Cyberpresse daté du 18 février aussi.

N'a-t-on pas l'exclusivité un peu trop facile ?

Dernier droit de la campagne: à boulets rouges sur R. Bergeron?

Plus que 2 jours et demi avant l'ouverture des bureaux de vote dans toutes les municipalités du Québec. Mais surtout à Montréal où personne ne se risque à faire des pronostics. Aucun sondage depuis la sortie de l'affaire Labonté. Enfin, il y en aura un demain dans La Presse.

Michel C. Auger soulignait que la grande interrogation reste le taux de participation. Plus il est élevé, plus les gens veulent du changement. Par ailleurs, la communauté anglophone qui vote généralement pour le maire Tremblay pourrait se tourner vers Projet Montréal et Richard Bergeron. Puisqu'il est hors de question de penser que des anglophones veuillent voter pour Louise Harel. Une séparatiste pour eux et la grande artisane des fusions forcées.

Quand aux francophones. Ce sera à voir. Vont-ils voter pour Harel ? Tremblay ? ou Bergeron ?
Bonne question. Même La Presse ce matin ne se prononce pas. Elle a seulement cité quelques candidats jugés intéressants dans chaque parti.

Mais il semble que les partis de Tremblay et Harel soient en mode panique et fouille dans le passé de Bergeron comme le dit Michel Dumais dans Twitter. D'ailleurs, ce soir j'ai reçu un courriel assez bizarre qui relatait le billet de Patrick Lagacé sur Bergeron. Une entrevue qu'il donnait à Michaële Jean en 1999 lors de la sortie de son livre: Les Québécois au volant c'est mortel.

Il n'utilise pas la langue de bois et souligne que son attitude était inacceptable lorsqu'il était chauffeur de taxi. Ce dernier ne dit pas que les femmes ne savent pas conduire, il dit qu'on leur a appris à conduire de manière différente des gars. Ce qui explique qu'elles ne savent pas déraper en hiver, on ne leur a pas appris. Je discutais de ça avec une amie tantôt, qui me disait qu'elle avait scrappé sa voiture à 16 ans, car son père ne lui avait jamais appris à déraper....Son frère n'a jamais eu ce type d'accident....Question d'éducation.

Dans ce courriel, vraisemblablement envoyé par des adversaires, on déforme les propos de Bergeron en les prenant hors contexte et on suggère un texte pour envoyer le courriel à plus de monde possible:

Voici une suggestion de texte de réseautage:«INCROYABLE...!!! Richard Bergeron frôle des piétons à 120 km/h pour leur donner des leçons, il estime que les femmes meurent en hiver parce qu'elles ne savent pas déraper au volant d'une auto, que l'on vend des autos d'hommes aux femmes et ridiculise le niveau de scolarité d'une classe de la population..., les camionneurs! Et cet homme aspire à être maire? Non. Montréal a besoin de retrouver un peu de stabilité, pas d'être une risée...»

Il semble que le candidat de Projet Montréal soit devenu un vainqueur potentiel ou du moins sérieux puisqu'on l'attaque. Demain les sondages devraient nous le confirmer. Mais celui ou celle qui prédira avec justesse les résultats est un fin devin...Cela faisait longtemps que Montréal n'avait pas connu une telle fin de course! Quelles sont vos prédictions?

AJOUT: Patrick Lagacé précise que finalement c'est Jocelyn Desjardins, membre de l'équipe de Vision Montréal qui a fait le montage du clip qu'il a diffusé. Il souligne aussi que Projet Montréal accuse l'équipe Harel de salissage. C'est drôle, j'avais d'abord pensé que ça venait de l'équipe Tremblay. Mais en voyant ce courriel, je sentais le spin politique...

28 octobre 2009

Je couvre autre chose que l'environnement...

Un peu d'auto-promo. Ce soir, une amie me disait que j'étais (évidemment) très identifiée à l'environnement comme journaliste. Mais je couvre autre chose. J'en profite donc pour rappeler tout ce que j'ai fait hors environnement...Car si j'aime couvrir l'environnement, j'apprécie aussi en sortir parfois. Et ce billet me permet de faire un survol et me rappeler ce que j'ai écris...

Ou ce que je fais aussi pour Workopolis actuellement, carrière, métiers. Mon dernier article sur les retraités qui doivent continuer à travailler est ici.

Mais j'ai couvert de nombreux sujets sociaux ( j'aime beaucoup et j'ai de nombreuses idées toujours et encore) comme les dossiers que j'avais fait pour la Presse (ahh c'était le bonheur ces dossier pour le cahier Actuel, qui n'existe plus) sur Cracher, le congé paternité, les politiciennes qui ont des bébés "en service", sur le bonheur à Repentigny, les femmes monoparentales qui vivent ensemble sur le modèle de La Galère, la folie du mariage du 7 juillet 07, les ingénieurs (femmes et immigrants), les immeubles vacants à Montréal, même un article sur les plantes aphrodisiaques, etc...

J'ai écrit de nombreux articles sur l'activité physique et le sport tant pour La Presse (cahier Actuel) que pour la revue Mieux-Être (pour laquelle j'ai arrêté d'écrire). Voici quelques sujets couverts: le yoga, l'aquaforme, le trapèze, trampoline, une nouvelle discipline peu connue: Nia, la randonnée automnale, les cours de danse, le plein air, l'équitation, etc.

D'ailleurs, je m'ennuie du sport et du plein air. J'espère recommencer à écrire sur le sujet très bientôt.

J'ai aussi fait des entrevues, souvent pour Mieux-Être avec Josée Blanchette, Albert Jacquart, Jean Lemire, David Suzuki, etc.

Mais aussi la pyscho, la santé pour Guide Ressources (qui n'existe plus). J'avais écrit sur le célibat, la méditation, les ados et le cannabis, les défis de la vie de célibataire, l'industrie pharmaceutique, l'impact des jeux de rôles sur Internet, la méditation, la préparation à la naissance, la biodanza, la ménopause, la sclérose en plaques, et plusieurs autres...

Pour Femmes plus (qui n'existe plus), j'avais fait des articles sur les meilleurs CD de relaxation et sur les endroits pour se retirer dans le silence. Des articles que je devrais ressortir et réactualiser d'ailleurs. Car ce ne sont que quelques exemples...

Bref, il est temps que je publicise mon off-environnement. Car il n'y a pas que ça dans la vie. D'ailleurs, dans le prochain numéro de Coup de Pouce, celui de décembre 2009, je parle du don et des meilleures manières de donner. À suivre très bientôt. Il devrait sortir en kiosque ce vendredi ou le prochain.

Communauto s'aventure en banlieue

L'entreprise de partage d'automobiles, Communauto, est déjà présente en banlieue et dans certaines villes québécoises: Québec, Longueuil, Laval, Sherbrooke, Gatineau et Montréal, bien entendu.

Mais le 31 octobre, une première station ouvrira ses portes à Saint-Bruno, banlieue plus éloignée. Plusieurs banlieusards qui achètent une deuxième voiture par nécessité pourront ainsi utiliser ce service. Et vendre leur deuxième auto? Je l'espère. Plusieurs m'en ont déjà parlé.

À quand des stations Communauto à Boucherville, Mont-St-Hilaire, Drummondville, Rimouski, Blainville, St-Jérôme, Ste-Adèle et j'en passe ? Si Communauto attend que la demande se fasse sentir, ce sera long. Pourquoi ne pas en installer quelques-unes, offrir le service pour que les citoyens s'en prévalent ?

Par ailleurs, lorsque j'étais au Nouveau-Brunswick, au Salon du livre de la Péninsule acadienne, des citoyens m'ont souligné qu'ils avaient organisé leur propre petit Communauto. Ils ont une voiture qu'ils partagent à plusieurs. Et ça fonctionne. Pourquoi ne serait-ce pas une solution dans les petites communautés ? Avons-nous toujours besoin de NOTRE propre voiture?

La haine de certains hommes vis à vis des femmes...

Loin de moi l'idée de vouloir faire une généralisation. Car je ne connais aucun homme dans mon entourage qui haït les femmes et je sais que ce n'est pas la majorité, mais c'est un problème qu'on doit regarder en face. Et on va me répondre que certaines femmes sont violentes aussi, vicieuses, etc. Oui, je sais qu'il y a des exemples de femmes violentes, qui utilisent la manipulation. Mais la violence physique et la haine envers les femmes sont une réalité. Une réalité inquiétante que l'on doit combattre par tous les moyens.

Ce billet est issu de l'émission La Fosse aux lionnes du 8 octobre dernier. Je sais, je suis en retard. Je viens d'avoir le temps d'écouter cette émission. Mais après avoir écouté Suzanne Lévesque, Marie-Soleil Michon et Caroline Proulx, je ne peux qu'en reparler. Surtout que Marie-Soleil (merci) me cite dans cette discussion.

Le segment peut être visualisé sur le site internet de Radio-Canada dans la deuxième partie de l'émission.

Suzanne Lévesque parle du viol d'une femme âgée de 81 ans et malade par son mari. Elle se demande d'où vient cette haine qui fait que des hommes violent, battent et martyrisent des femmes. Sans parler de ceux qui les tuent et tuent les enfants pour les atteindre. Bonne question.

Marie-Soleil parle de mon blogue et du fait que j'avais constaté ici que les commentaires sont beaucoup plus virulents quand on est une femme. Je disais qu'on me traitait facilement de tous les noms dès que j'exprimais une opinion. Je ne suis pas la seule. Marie-Claude Lortie m'en a souvent parlé. Je suis certaine que d'autres blogueuses pourraient en parler.

On ne s'attaque pas à nos idées, mais à notre statut de femme. Connu, archiconnu.

Dans le même segment d'émission, Caroline Proulx explique que c'est quotidien pour elle les commentaires misogynes. Subtil, mais ça attaque.

Suzanne Lévesque ajoute qu'on a oublié combien les commentaires des lignes ouvertes étaient violents envers les femmes le lendemain de la tuerie de Polytechnique. Elle a entendu des hommes dirent que Marc Lépine n'en avait pas tirées assez.

Mais d'où vient cette haine de certains hommes (je le redis, pas la majorité) envers les femmes, toutes les femmes? Que faire?

27 octobre 2009

Quels sont les bars "parlables" à Montréal?

Ce soir, première participation au Yulbiz afin d'enregistrer ma seconde pour le vidéo viral de Dominic Arpin dans le cadre de la campagne du Tck Tck avant Copenhague. Je vous en reparlerai.

C'était au Laïka sur St-Laurent. Un bar mais surtout resto où il est impossible d'avoir une saine conversation. Musique étourdissante avec la présence d'un DJ. Le niveau sonore nous a fait fuir Martine Pagé, Marie-Julie Gagnon et moi. Nous sommes allés jaser tranquillement dans un resto pas loin.

Ce qui nous a donné une idée à Martine et moi. Faire la liste des bars de Montréal où l'on peut discuter sans avoir à crier. Pourquoi monter le son lorsque personne ne danse ? Une pratique qui m'irrite au plus haut point. Obligée de crier, de hausser le ton, de faire répéter, conversation hachée par les décibels. Hyper désagréable et totalement inutile.

Je comprends que la musique soit plus forte dans les bars dotés de pistes de danse. Et encore les décibels sont généralement beaucoup trop puissants et causent des dommages irréparables à nos oreilles...J'ai fait plusieurs articles sur les dommages du bruit (la Presse, Guide Ressources, Mieux-Être) et j'en parlais ici et ici. Mon amie Marie Charbonniaud avait gagné un prix avec un article dans Sélection. Un sujet qui me tient à coeur, j'aime le silence. D'ailleurs, j'y ai aussi consacré l'un des cinq chapitres de mon livre: Les pollutions invisibles.

Il est très facile de se faire traiter de matante lorsqu'on demande de baisser le son dans un bar ou un resto. Sauf que le bruit est mauvais pas seulement pour son système auditif mais aussi pour son coeur.

En effet, on le sait, un bruit soudain et très élevé nous prend par surprise, notre coeur réagit en s'emballant. Sauf que même un son légèrement plus élevé que la norme va automatiquement faire accélérer les battements du coeur. On ne s'en aperçoit même plus, on s'habitue, mais le coeur réagit toujours en accélérant la cadence, se fatiguant. Le bruit est donc aussi l'une des causes des maladies cardiaques.

Alors, commençons cette liste des bars parlables à Montréal et même ailleurs. Je vais parler de ce qui se passe à côté de chez moi sur la rue Masson: Le café Lézard est un bar-resto parfait avec un niveau de son agréable. Chez Baptiste est dans la catégorie niveau de son acceptable. Et les autres ? Le Laïka est à éviter. Hyper désagréable ce soir.

Je suis certaine que le Regroupement québécois contre le bruit se ferait un plaisir d'avoir une telle liste aussi.

Le journaliste indépendant: une marque, un nom ou une réputation?

Article très intéressant de Stéphane Baillargeon dans le Devoir ce matin. Il parle du journaliste qui deviendrait maintenant une marque en utilisant l'exemple de Dominic Arpin.

Dommage en passant qu'il n'ait pas parlé à Nicolas Ritoux, qui a fait une excellente présentation de son projet Pigistes anonymes lors du dernier 6 à 8 du journalisme de l'AJIQ.

Je crois que le journalisme change mais restera toujours du journalisme. Certains journalistes indépendants doivent gérer leur "marque". Sauf que je parlerai plus de son nom que d'une marque. Plus d'une réputation que d'un logo. Pas tous les journalistes indépendants choisissent de le faire. Je le fais car je crois que c'est l'avenir et que j'aime bien ajouter des cordes à mon arc. J'aime cultiver ma polyvalence et ne pas me cantonner à un seul type de contrat. Certains préfèrent la jouer plus discret. Chacun son truc.

Actuellement on parle de marque, mais le journaliste indépendant vit de son nom et a toujours vécu de son nom, de sa réputation, etc. Rien de nouveau. Que ce dernier améliore son offre de service n'est pas un problème. Ou disons son champ d'expertise et ses compétences. Il reste un journaliste qui est propriétaire de son nom. Et puis chacun est libre de se publiciser ou marketer comme il l'entend. La diversité a bien meilleur goût!

La notion de marque est un peu poussée, je pense. Dominic Arpin est une exemple parmi les plus connus, il en existe d'autres. Je crois que dans l'article de Stéphane Baillargeon, il manque un autre exemple, celui d'un journaliste indépendant qui vit de son nom et de ses compétences diverses.

D'ailleurs, avant l'article du Devoir, il y a eu cet article de Fast Compagny nous rappelle Michel Dumais sur Twitter.

Il y a aussi cette chronique de Nicolas Langelier dans le Trente sur la nouvelle tendance en matière de journalisme très ciblé.

Quand les costumes d'Halloween sexy ont la côte !


Une amie m'appelle tantôt. Outrée. Pourtant ce n'est pas une féministe acharnée. Sauf que sa visite hier dans une boutique de vente de costume d'Halloween l'a profondément choquée. Sa fille de 17 ans et 11 mois devait acheter un costume pour l'Halloween.

Lorsqu'elles sont entrées, mon amie a été stupéfaite de constater que la grande majorité des costumes pour femmes étaient hyper sexy et stéréotypé: l'infirmière, la policière, la cochonne, etc. Rien pour celles qui ont un surplus de poids ou qui désirent ne pas tomber dans le panneau. Elles devaient aller s'habiller en homme.

Au grand dam de mon amie, sa fille a succombé à la pression et choisit un costume de matelot sexy. Elle l'a acheté mais espère la convaincre de le rapporter en lui faisant entendre raison.

La boutique en question est Party Expert à Place Rosemère, une chaîne de vente de costumes et bien d'autre chose. Vous pouvez voir les costumes sexys en question sur leur site. D'après mon amie, les costumes viennent de boutiques érotiques. Belle éducation pour nos adolescentes...

26 octobre 2009

Quand j'ai lancé du macaroni sur les députés de la Chambre des communes...

Des écologistes viennent de manifester durant la période de question à la Chambre des communes à Ottawa. Ils se sont faits expulser manu-militari et non sans heurts et se rebeller. Bon moyen pour faire parler de soi.

Cela me rappelle des souvenirs. J'ai déjà été expulsé du parlement de la même manière. Je me souviens encore de la pression des mains du garde de sécurité qui m'a attrapée par les épaules pour me faire sortir. Rapidement. 30 sec après le début de notre manifestation, on était à l'extérieur du Parlement.

La raison? C'était en 1990. J'étais étudiante. On manifestait contre l'imposition d'une taxe de 3 % que comptait imposer le gouvernement conservateur de Mulroney sur les prêts étudiants. Une autre décision incompréhensible d'un gouvernement de droite.

Bref, la fédération étudiante de l'Université d'Ottawa avait organisé une manif. La seule manière de faire parler de nous. On se présentait à la période de question avec du macaronis Kraft-dinner dans les poches, non cuits. Le porte-parole de l'opposition, un député du NPD dont j'ai oublié le nom, a posé une question au gouvernement sur le dossier. Lorsque le ministre responsable s'est levé pour répondre, nous nous sommes tous levés d'un trait en criant Non Non Non et en jetant nos macaronis sur les députés.

Rien de très grave, ni dangereux, ni violent. D'ailleurs, lorsque la sécurité du Parlement nous a sorti, personne n'a été blessé contrairement à ce qui semble s'être passé aujourd'hui.
Voici ce qu'en disait une revue de presse parlementaire retrouvée sur Internet:

Le 17 octobre 1990, la Chambre a été le théâtre d'un incident assez fâcheux, qui a par la suite retenu l'attention pendant plusieurs jours. Prenant place à la tribune du public pendant la période de questions, des étudiants ont choisi d'exprimer leur opposition aux changements apportés au programme de prêts étudiants en lançant sur le parquet de la Chambre des poignées de riz et de macaroni. Le lendemain, le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre, Albert Cooper a soutenu que Howard McCurdy, le député qui avait la parole au moment de l'incident, connaissait les intentions des étudiants et s'était, en conséquence, rendu coupable d'un outrage au Parlement. M. McCurdy s'est vivement défendu d'avoir été de quelque façon complice de cet acte. Dans une décision rendue le 6 novembre, le Président a déclaré que la parole d'un député était sacrée à la Chambre des communes et que le démenti de M. McCurdy suffisait à clore la question.

Le Président a ensuite dit déplorer l'incident lui-même et a invité M. Cooper à présenter à la Chambre une version modifiée de sa motion visant à renvoyer la question au Comité permanent des privilèges et élections. La motion a depuis été adoptée, et le Comité est maintenant saisi de la question.


L'un de mes meilleurs souvenirs d'université. Même si j'étais aussi journaliste au journal étudiant à cette époque et que je m'étais fait chicaner par le rédacteur en chef car j'avais utilisé une passe de presse pour entrer. Je couvrais et je participais pour évaluer...

D'ailleurs, il y a eu des conséquences. La Rotonde, le journal étudiant de l'Université d'Ottawa, a été barré durant quelques années du Parlement, si mes souvenirs sont justes. Désolée. Ma faute.

J'ai d'ailleurs trouvé un article en anglais de la Presse canadienne qui décrit l'événement. C'était le 17 octobre 1990. Il y a 19 ans. Ouf. L'article date du 18 octobre et avait été publié dans la Gazette.

OTTAWA - Students shouted and pelted stunned MPs with handfuls of macaroni and protest cards in the Commons yesterday to protest against federal funding policies on higher education.

About 20 university students were quickly hustled out of the public gallery by security guards as they chanted: "Three-per-cent tax: No, no, no."

They were upset the government has imposed a 3-per-cent surcharge on student loans to discourage defaults after graduation.

The outburst came during the daily question period after New Democrat Howard McCurdy complained to the government that some students must take out "huge and onerous" loans because of government funding policies.

Speaker John Fraser remarked the timing of the protest was obviously not coincidental, but later withdrew the remark.

Protester Marc Molgat, a University of Ottawa student, complained students are so financially strapped that they must eat cheap meals of pasta and rice.

"These people in here are sitting here eating steak and potatoes every night and what have you, filet mignon or whatever," he said. "And we're sitting out here eating Kraft Dinner." The protest was part of activities to mark National Students Day and to draw attention to what many students believe is inadequate federal support for higher education.

Gerry Weiner, the minister responsible for post-secondary education, defended the government's record.

The budget for student loans has doubled to more than $400 million during the last six years while defaults have tripled, Weiner said.

McCurdy would not condone the protest although he said outside the House he believes it was held because Ottawa has patronized and ignored students for years.

"Demonstrations and civil disobedience have their place," he said. "But you target and find the appropriate soft spots to make it work. You don't use it under conditions where it is counterproductive."

Yesterday the Canadian Federation of Students released a report calling for an overhaul of higher education.

The federation's plan would give the federal government more power over colleges and universities, abolish tuition fees and increase funding by $1.7 billion a year.

The report says the federal government should increase its share of funding to $8.2 billion a year.

24 octobre 2009

Femmes célibataires: ne pas contribuer à l'infidélité des hommes?

Discussion très intéressante avec des amis ce matin, un groupe de célibataires, dois-je préciser. À la base : la fidélité dans un couple et la solidarité entre femmes lorsqu'il s'agit de participer à l'infidélité dans un couple. Je prends l'exemple d'une femme, mais il pourrait s'agir d'un homme célibataire. D'ailleurs, n'est-ce pas une légende urbaine que les hommes ont plus d'aventures extra-conjugales que les femmes ?

Contexte : une femme célibataire a une aventure avec un homme qui est en couple stable. Il s'agit bel et bien d'une aventure sans lendemain. Même contexte pour une femme qui a une aventure à plus ou moins long terme avec un homme en couple et qui devient une maîtresse. Mais c'est plus complexe car souvent la maîtresse restera une maîtresse et en sortira profondément blessée.


Mais la question est: Est-ce que ces femmes sont des voleuses? Manquent-elles de solidarité avec les autres femmes, les conjointes? Qui est responsable ? Manquent-elles de respect envers les conjointes?


Dans le premier cas, les réactions sont très diverses. Certains pensent qu'une célibataire ne devrait pas contribuer à l'infidélité des hommes, qu'il s'agit d'un manque de valeur. Qu'en agissant ainsi, elle manque de solidarité envers les autres femmes. D'autres soulignent que ce n'est pas le problème de la célibataire, car ce n'est pas elle qui trompe. D'autres s'offusquent du peu de considération de l'homme pour sa conjointe. Bref, tout le monde a une opinion sur la question.


D'ailleurs, quand on aborde la question de la fidélité en couple, une flopée de réponses surgissent. Certains préfèrent le savoir, d'autres non. Quelques couples sont ouverts, se permettent des infidélités, mais n'en parlent pas et ne veulent pas connaître les aventures de l'autre. Il y a aussi ceux qui vont plus loin et pratiquent l'échangisme.


En général, la fidélité est recherchée, mais n'est-ce pas un peu naïf que de la mettre sur un piédestal ? Est-ce que les célibataires n'idéalisent pas un peu trop la vie de couple ?


Mon avis ? Rien n'est tranché au couteau, tout dépend des circonstances. J'ai une préférence pour la fidélité dans un couple, sauf qu'un accident peut arriver. Il faut savoir pardonner et laisser passer.


AJOUT: en discussion sur Twitter un collègue, Remy Charest écrit ce qui suit: «Des filles m'ont déjà dit qu'elles n'avaient pas de problème à coucher avec un homme marié quand ELLES étaient célibataires...mais que quand elles étaient en couple, elles trouvaient que c'était pas correct d'être infidèle. Du relativisme moral?»


Bon point. Si on couche avec un homme marié quand on est célibataire, il faut accepter que son conjoint puisse être infidèle? Ou est-ce simplement humain et égoïste de ne pas accepter de la part d'un autre, ce que l'on est prêt à faire? Relativisme moral ou morale élastique?

Journée d'action sur le climat

Mauvaise journée pour manifester. À Montréal il pleut, il fait froid et c'est gris. Pas de chance. Mais si vous êtes motivés, la grande cacophonie de Harper sur le climat a lieu à 14h à la Place des festivals au coin Maisonneuve-Jeanne-Mance. Équiterre en parle.

Y serez-vous ? Pensez-vous que manifester peut changer les choses?

23 octobre 2009

Sacrez-nous la paix avec la police

Les partis au pouvoir (Parti libéral du Québec et Union Montréal) ne cessent de dire que ceux qui ont des choses à dire doivent porter plainte à la police. Quelle belle manière de se laver les mains et se débarrasser d'un problème qui va les éclabousser à coups certains.

Même Jacques Duchesneau, un ancien chef du Service de police de la ville de Montréal, souligne que ce n'est pas suffisant. Il faut une enquête publique. Pourquoi le gouvernement Charest refuse de mettre sur pied une enquête publique et préfère laisser sa responsabilité à la police? Bonne question. Sûrement car le gouvernement a grandement peur de se faire éclabousser. D'ailleurs, il ne faut pas se leurrer. Tout le monde sera éclaboussé. Tous les partis. Mais il faut faire le ménage en grand...

J'ai aussi bien ri en entendant cette déclaration d'un député du parti libéral du Québec: Que le parti suit en tout point la loi sur le financement des partis et la loi électorale. Ah oui? Alors si le parti libéral est blanc comme neige, il ne doit pas avoir peur des résultats d'une enquête publique.

22 octobre 2009

Les politiciens devraient enfin se mettre à table...

Radio-Canada présentera ce soir une entrevue dans laquelle Benoît Labonté dit tout, vraiment tout. Je viens de voir un extrait où il parle d'un certain Bernard Trépanier qui prend 3 %... Il raconte en avoir parlé à Gérald Tremblay qui a dit que c'était comme ça en politique municipale.

J'ai bien hâte d'entendre toute l'entrevue et surtout de voir la réaction des politiciens mis en cause. Feront-ils comme Jean Charest qui s'est offusqué des accusations de la cheffe de l'ADQ, Sylvie Roy alors que l'on sait très bien qu'il doit y avoir quelque chose de vrai en arrière. S'offusquer ainsi c'est nous prendre pour des imbéciles et pour des cons. Qu'ils arrêtent de souffrir de ce que Michèle Ouimet appelle le syndrome Gérald Tremblay : je ne sais rien, je ne sais rien.

Comme Gilles Vaillancourt le maire de Laval depuis 20 ans, qui ne sait rien du fait que l'entreprise de Tony Accurso (encore lui) rafle une bonne partie des contrats. Vraiment ils continuent à nous prendre pour des imbéciles.

N'est-il pas temps que les politiciens de tout bord et tout acabit se mettent enfin à table et nous disent les véritables affaires? Qu'ils nous disent simplement et seulement la vérité. Ça changera et les citoyens auront enfin l'impression qu'on les respecte. Sinon, ce sera pire et le cynisme déjà énorme, ira en grandissant. Je n'ose penser au taux de participation des prochaines élections municipales le 1er novembre prochain.

Par ailleurs, je n'arrive pas à croire que Benoît Labonté dévoile tout par pur bonté d'esprit civique. Même s'il se dit mort politiquement, une telle sortie ne peut que le positionner comme le super Mr Propre de la politique non ? En tout cas, ses déclarations de ce soir promettent d'occuper la dernière fin de semaine de campagne...Est-ce que Richard Bergeron en profitera pour se glisser entre les deux et pourrait gagner?

En passant, lisez la chronique de Yves Boisvert pour en avoir plus sur les coûts d'une campagne électorale et pourquoi les lois sur le financement ne fonctionnent pas.

21 octobre 2009

Enregistrez votre tck et prenez position !

En décembre prochain, les dirigeants mondiaux se regroupent à Copenhague pour renouveler les accords de Kyoto. En fait, je résume, mais c'est surtout pour planifier l'après Kyoto. Une réunion de la plus haute importance et la première de Barack Obama.

Les organismes environnementaux de la Planète se mobilisent pour envoyer un message clair à nos politiciens en vue de cette réunion. Ils n'agiront certainement pas si les citoyens ne les poussent pas à le faire.

Un groupe fondé par Kofi Annan, Time for Climate justice, a lancé une horloge humaine qui symbolise le peu de temps qu'il nous reste pour agir. Je parlais ici du vidéo enregistré par plusieurs vedettes qui chantent Beds are burning de Midnight Oil.

Au Québec, les restaurants le Commensal mènent la campagne avec des groupes écologistes comme Équiterre. Outre le fait qu'ils vendent des sacs réutilisables (j'en ai vu à Pomme d'Api) et des bijoux TCK, le président encourage les Québécois à enregistrer leur TCK sur vidéo, une manière d'ajouter son nom à la pétition qui sera présentée à Copenhague. Il souhaite avoir plus de 25 000 TCK. Pour le moment, il n'y en a que 1500. Loin du compte.

Pour une fois, je vais laisser mon objectivité journalistique et j'enregistrerai mon TCK dans le cadre d'un projet dont je vous parlerai plus tard. Mais j'encourage tout le monde à enregistrer son TCK pour montrer sa sensibilité et surtout sa volonté de voir les politiciens prendre des décisions durables et écologiquement viables.

RueFrontenac explique ici l'implication du Commensal.

Energy Star faussement utilisé...et la construction verte qui cafouille

Misère. Lorsque le vert et la protection de l'environnement deviennent pertinent et presqu'obligatoire, de nombreuses entreprises en profitent. Surtout lorsque des vérifications indépendantes ne sont pas obligatoires.

Sophie Cousineau rapporte une étude américaine qui démontre qu'aucune vérification indépendante n'est faite auprès des fabricants d'électroménagers qui se certifient Energy Star eux mêmes. Bravo. Comment faire confiance à des fabricants qui veulent simplement nous vendre leur produit.

C'est tellement frustrant. On recommande aux citoyens de se fier aux certifications pour ensuite apprendre qu'on ne peut pas s'y fier. Au moins, la vérité est toujours mise à jour. Espérons maintenant que des changements surviendront. En tout temps, vérifiez les étiquettes qui indiquent la consommation d'énergie des appareils que vous achetez. J'espère qu'elles sont vraies...

Autre cas de greenwashing ou de fausse représentation verte. Hier l'émission la Facture diffusait un reportage sur la compagnie Apex qui construit des maisons écologiques bourrés de problèmes et pratiquement inhabitables. C'est qu'en matière de construction il y deux normes: le code du bâtiment et LEED. Le premier a priorité sur le second.

Identifié hier dans le reportage, le directeur général d'Apex, Patrick Payette qui justifie sa décision d'utiliser du bois vert alors que c'est interdit par le code du bâtiment. Je l'avais interviewé il y a deux ans lorsque j'écrivais un article pour la Maison du 21è siècle sur les finis extérieurs pour le bois. Je suis bien contente d'avoir apporté un bémol à ce qu'il me disait et de ne l'avoir cité qu'une seule fois.

Voici l'extrait de mon article où je le cite

«Du côté de Patrick Payette, directeur général d’Apex, la préférence se porte aussi sur trois essences québécoises plus résistantes : le mélèze, la pruche et le cèdre. « L’épinette et le pin doivent être mieux traités », ajoute-t-il

Une opinion que ne partage pas le Conseil canadien du bois pour certaines essences. «Le mélèze est moyennement résistant, tout comme le sapin de Douglas. La pruche n’est pas considérée comme étant résistante à la pourriture. Le cèdre est l’essence canadienne qui est la plus résistante naturellement. Le duramen (ou le bois de cœur) est aussi généralement plus résistant que l’aubier », mentionne Hugo Lemieux.»